09 mai 2007

Bravo ce matin au coq de Guy à Jupille qui sort vainqueur d’une longue lutte juridique…


« Un coq qui ne passera pas à la casserole » comme le dit ce matin le journal La Meuse. Bon je vous l’avoue, moi, c’est un sujet qui m’excède. J’aime bien, moi, le chant du coq ou le son des cloches, ça me rassure, ça fait campagne. Mais voilà, les coqs chanteurs ne sont pas toujours appréciés des mauvais coucheurs. En plus, les coqs ne Guy, c’étaient pas n’importe quels coqs, c’était des Helmut Lotti de Basse Cour… Des organes, des vrais, puissants… De quoi tomber toutes les poules du quartier, de quoi vous intensifier la pondaison des belles à plumes lorsque ces mâles volatiles sont disposés à leur faire la cour. Des coqs tellement doués qu’ils participaient à des concours. Mais voilà certains ne comprennent rien à l’art lyricoq et voilà que Guy s’est retrouvé au centre de plaintes déposés par ses voisins. Que voulaient-ils ? Au début, radicaux, ils réclamaient tout simplement que Guy se sépare de ses coqs chanteurs… Puis ils demandent une condamnation pour « trouble de jouissance »… Ensuite, les voisins ont demandé la construction d’un bâtiment en dur pour enfermer ces pauvres coqs qui auraient du chanter, claquemurés dans une salle sordide, sans public ni applaudissement. Inconcevable. Tout cela prend du temps… Les actions en justice seraient en cours depuis cinq ans… En avril 2003, un juge avait tranché. L’action n’avait pas lieu d’être notamment parce que les bêtes à crêtes ne sortaient que de 8h30 au coucher du soleil. Pas de quoi en faire une omelette… Peine perdue, les voisins sont montés sur leurs ergots relançant a machine judiciaire…

La procédure, elle a duré tellement longtemps qu’au bout du compte, ils sont morts les coqs, il n’en reste plus qu’un. Et il va pouvoir continuer à chanter, il pourra être sûr de ne pas être le dindon de la farce. Mais pour en arriver là, je vous dis pas… Experts et policiers ont déboulé chez les plaignants plusieurs fois à l’improviste pour constater les faits. Ce qui a valu la rédaction de rapports édifiants où on a pu apprendre avec consternation que selon les jours les coqs chantent à des heures différentes et parfois même ne chantent. Dans les rapports, on apprend aussi que des policiers ne craignant pas la chair de poule ont été envoyés, la nuit, en planque dans le jardin des voisins… Ce soir-là, ils ont bien entendus des cocoricos… Mais comme le souligne La Meuse, cela ne venait pas du jardin de Guy. Faut vous dire aussi que les autres habitants du quartier, hormis les voisins, ne semblent pas du tout se plaindre du brave coq. Ces voisins mécontents en sont pour leurs frais, la justice les oblige à payer les deux procès et les frais d’expertises, ce qui nous fait une somme de 3422 euros. Avec ça (pour passer du coq à l’âne) ils auraient pu se payer 824 boites de boules quies…

3 Comments:

At 4:59 PM, Blogger Ø said...

Non mais faut pas exagérer.
Si on vient de la ville habiter à la campagne, c'est pas pour se colletiner des chants de basse-cour, des meuglement d'étables ou des traites laitières matinales.
On travaille la journée en ville, le matin on n'aime pas être réveillé trop tôt et le soir on aime bien regarder la télé tranquilos.
Et je vous dis pas le week end quand on pourrait faire la grasse (et d'autres choses plus agréables) et qu'on se fait bousculer par caquetages, meuglements et autres incongruités paysannes.
J'vous l'dis moi, encore des juges vendus au lobby passéiste

 
At 2:56 PM, Anonymous Une "paysanne" said...

à quand la promulgation d'une loi obligeant les paysans à baillonner veaux vaches cochons couvées ??? Et tant qu'on y est, une petite berceuse ?

 
At 9:42 PM, Anonymous Alexandra said...

Formidable histoire ! Est-ce que vous auriez, par hasard, les références exactes de l'article ? C'est exactement le genre de petite histoire très utile pour illustrer un cours sur l'urbanisation des campagnes ;-)

 

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